République du Congo
Construit en 1992 au nord de Pointe-Noire, le Sanctuaire de Tchimpounga est un véritable refuge pour les chimpanzés orphelins dont les mères ont été victimes de la chasse. Ce sont aujourd’hui plus de 140 chimpanzés qui y sont abrités, souvent saisis chez des particuliers par les autorités.
En parallèle, Le Jane Goodall Institute gère également la réserve de Tchimpounga, site protégé de plus de 7 284 hectares près du Parc National de Conkouati, dans laquelle le programme a pu réintroduire des espèces en danger comme des mandrills ou des cercopithèques. La réserve compte également une cinquantaine de chimpanzés sauvages.

Une espèce en sursis

A l’heure actuelle, le chimpanzé d’Afrique Centrale (Pan troglodytes troglodytes) est classé « en danger » d’extinction d’après l’UICN. La perte et la fragmentation de son habitat due à la déforestation ainsi que la diminution des ressources alimentaires contribuent à la diminution de ses populations. Le braconnage pour la viande de brousse est également toujours un fléau qui touche les chimpanzés et les bébés sont capturés pour être revendus en tant qu’animaux de compagnie sur les marchés locaux.

Des actions de protection

Le Jane Goodall Institute oeuvre depuis de nombreuses années pour la protection des chimpanzés en République du Congo. En plus de gérer la réserve et le sanctuaire de Tchimpounga, l’un des objectifs du programme est de réintroduire des groupes de chimpanzés dans le Parc National de Conkouati en collaboration avec Help Congo, association aujourd’hui gérée par Beauval Nature. Les chimpanzés sélectionnés sont d’abord placés sur des îles boisées, en situation de semi-liberté, afin qu’ils réapprennent à vivre en groupe sociaux et de manière quasi-autonome. Une fois ce long processus acquis, ils pourront être réintroduits dans le Parc National. En parallèle, les équipes du Jane Goodall Institute mettent tout en oeuvre pour améliorer le bien-être quotidien des individus ne pouvant être réintroduits.

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