Malaisie
Depuis quelques années, l’huile de palme est au cœur de tous les débats. Sa production est en grande partie responsable de la déforestation en Malaisie et en Indonésie, au détriment de la biodiversité locale. Bornéo présente par exemple le taux de déforestation tropicale le plus rapide de la planète. Afin de limiter l’impact des palmeraies sur l’environnement et d’empêcher l’expansion de la déforestation liée à la production d’huile de palme, une certification, nommée RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil) a été mise en place afin de certifier les plantations souhaitant rendre compatible la production d’huile de palme avec la protection de l’environnement.

Un écosystème en sursis

Actuellement, la RSPO certifie 430 588 ha de palmeraies à travers le monde. En Malaisie, plus de 2 millions d’hectares sont occupées par des plantations et une grande partie de ces palmeraies ne sont donc pas certifiées. La biodiversité de la Malaisie est exceptionnelle et ce sont des animaux comme les orangs-outans, les calaos rhinocéros, les éléphants d’Asie ou encore les ours malais qui se retrouvent menacés par la perte de leur habitat au profit de ces palmeraies.

Des actions de protection

Hutan et Beauval Nature proposent de mettre en place une méthodologie innovante pour améliorer la certification par la RSPO de l’huile de palme. L’idée est d’évaluer et suivre la biodiversité dans les palmeraies. Pour cela, une approche multidisciplinaire sera développée afin de dégager des indicateurs permettant de confirmer ou non la certification durable de ladite palmeraie.

Différentes strates de la palmeraie et différents groupes d’animaux seront ciblés par cette approche : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, invertébrés afin d’avoir le plus d’indicateurs possible.

Le but est de créer une méthodologie peu coûteuse et réplicable dans d’autres pays où les palmiers à huile sont cultivés.

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